Assurances

Bonus malus écologique, quels enjeux pour mon assurance ?

Rendre la voiture moins polluante est aujourd'hui une priorité pour le gouvernement, qui souhaite limiter l'empreinte écologique de chacun. Pour cela, les bons élèves équipés d'un véhicule avec peu d'émissions de gaz à effet de serre sont récompensés, alors que les conducteurs roulant à bord d'une voiture polluante subissent un malus, une taxe vehicule polluant se répercutant sur le prix de la carte grise. Pour en savoir un peu plus, nous vous proposons de connaitre bonus malus un peu plus en détail, dans ce guide. Quel est son principe de fonctionnement ? Son barème ? Comment limiter le montant du malus ? Explications.

Bonus-malus écologique : qu'est-ce que c'est ?

Vous l'avez certainement compris, l'objectif du bonus malus ecologique est de lutter pour la préservation de l'environnement et la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, il encourage chaque conducteur à opter pour une voiture plus propre. Grâce à la création de ce bonus-malus, l'État incite également les constructeurs à proposer des véhicules générant moins de pollution.

Afin d'être en corrélation avec les nouveaux modèles toujours plus performants qui font leur apparition chaque année, l'État révise le bonus malus écologique tous les deux ans, depuis 2008. De ce fait, si vous prévoyez d'investir dans une nouvelle voiture, il serait bon de s'informer concernant le montant du malus, afin d'opter pour un véhicule plus propre et donc moins onéreux, sur le long terme.

Contrairement à la croyance populaire, le malus écologique ne concerne en aucun cas votre assurance auto. En effet, il est appliqué uniquement sur le prix de la carte grise d'un véhicule neuf et n'aura aucune incidence, sur votre prime d'assurance. Les seuls critères qui peuvent augmenter le montant de vos mensualités concernent le niveau de protection, ou le malus relatif à un accident, par exemple.

Principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement de cette taxe est très simple : moins la voiture génère d'émissions de gaz à effet de serre, plus le bonus sera élevé. À l'inverse, plus le véhicule est polluant, plus le malus sera important. Le bonus malus écologique concerne bien sûr les propriétaires de véhicule, mais également les locataires, qui ont opté pour la LLD.

D'autre part, tous les véhicules ne sont pas concernés par cette taxe. C'est notamment le cas des véhicules hybrides électriques, ainsi que des voitures disposant d'une motorisation diesel. Les voitures d'occasion ne sont également pas concernées par cette mesure.

Comment profiter du bonus écologique ?

Pour bénéficier du bonus écologique, le véhicule neuf qui vous intéresse doit avoir un taux d'émissions de CO2 compris entre 0 et 20 grammes par kilomètre. Dans ce cas, le montant du bonus sera de 6000 euros, proposés lors de l'achat du nouveau véhicule. Pour l'achat d'un véhicule électrique, ce bonus sera immédiatement appliqué.

Un bonus de 900 euros sera également offert aux nouveaux propriétaires d'un véhicule à 2 ou 3 roues à moteur électrique.

Quels sont les véhicules concernés par le malus écologique ?

Le malus écologique, contrairement au bonus, n'est pas appliqué sur le prix d'achat, mais sur le prix de la carte grise, au moment de réaliser l'immatriculation. Plusieurs types de véhicules sont concernés :

  • Les voitures disposant d'une forte puissance : dans ce cas, par CV, une taxe de 500 euros sera appliquée à partir du 36ème cheval-vapeur, dans une limite de 8000 euros.
  • Les véhicules dont les émissions de CO2 sont supérieures à 120 grammes par kilomètre.

Le barème

Le calcul malus ecologique prend donc en compte le nombre de grammes de CO2 rejeté au kilomètre. Pour un taux de 120, le montant du malus est de 50 euros. Il est de 53 euros pour 121 grammes, 60 euros pour 122 grammes et peut aller jusque 10 500 euros, pour un taux supérieur ou égal à 186 grammes de CO2 rejetés au kilomètre.

Peut-on réduire son malus écologique ?

Les personnes avec 4 enfants à charge ou plus pourront réduire le malus écologique. Il en va de même, pour les véhicules précédemment immatriculés à l'étranger, ainsi que les voitures roulant au super-éthanol et émettant moins de 250 grammes de CO2 par kilomètre.